Points de vues du Gers Carnets

Au cinéma, une double déception

Point santé en préalable

Dans un billet du mois  dernier (« Hanche droite, hanche gauche »), je faisais état de mon opération du 9 mai pour pose d’une prothèse de hanche droite.

Après 40 jours, je vois enfin le bout du tunnel. Je me suis débarrassé de ma béquille, et ai achevé tous les parcours prescrits : examens sanguins, piqûres (35,  7 jours sur 7), médicaments divers et chaussettes de contention.

Par ailleurs, je suis en mesure, depuis peu,  de me déplacer seul au volant de ma voiture, et j’apprécie ce retour progressif à mon autonomie. Je constitue ainsi une moindre charge pour mon épouse, et c’est tant mieux.

Pour autant, la période traversée n’a pas été une promenade de santé, tant  le corps manifeste son désaccord, et vous le fait savoir. Il lutte contre cet intrus (une tige fémorale en titane et une bille en céramique), qui a osé pénétrer son territoire sans son autorisation.

Un rendez-vous ce jeudi prochain avec mon chirurgien dira, radio à l’appui, si je suis dans des évolutions satisfaisantes.

J’ai en tout cas vécu toutes ces semaines  écoulées au ralenti, m’obligeant à demeurer à la maison et à maîtriser avec prudence mes progressions. Je marchais notamment  à pas comptés, avant de changer peu à peu de braquet. Je m’interdisais des mouvements  qui auraient été délicats pour ma hanche, ce à quoi je m’évertuais aussi la nuit, cette vigilance troublant d’autant  mon sommeil

Ma première sortie, toujours coaché par mon épouse, fut pour me rendre au Ciné 32 d’Auch, et y voir deux films récents. J’aurais pu me dispenser de cette « évasion » cinématographique tant ma déception fut grande.

« Rodin » de Jacques Doillon

A cause d’abord du « Rodin » de Jacques Doillon (1h59). J’avais déjà une appréhension dans la mesure où je n’ai jamais apprécié ce cinéaste enfermé dans un cinéma hautement intellectualisé, nouvelle vague après l’heure, lourd psychologiquement, avec des récits ténus et des environnements minimalistes. A propos d’un de ses films,  « Ponette » (1996), un modèle du « genre », un critique avait écrit : « Il filme des épures dans la fêlure. Des abstractions sur le vertige. » C’est tout dire…

Le sujet Rodin, ses musées, ses œuvres

Le sujet Rodin (1840-1917), artiste considérable, dont on fête d’ailleurs le centenaire de sa mort cette année, et la présence de Vincent Lindon pour l’incarner, avaient levé toutefois mes hésitations.A propos de ce centenaire, le Grand Palais à Paris présente jusqu'au 31 juillet une exposition de ses plus grands chefs d'oeuvre, en mettant aussi en valeur l'extraordinaire postérité du sculpteur auprès de générations d'artistes, donnant ainsi à voir et à comprendre la puissance de son génie.

J’apprécie le travail de Rodin, au carrefour du romantisme et du surréalisme, qui dégage beaucoup de sensibilité et de sensualité. Quand l’occasion se  présentait, surtout quand j’étais parisien,  je me rendais au musée de la rue de Varenne, consacré à l’artiste, avec une salle dédiée à Camille Claudel. Installé dans le bel hôtel particulier Biron, où vécut Rodin et quelques autres  (Cocteau, Matisse, Isadora Duncan, la danseuse…), j’étais consterné à chaque fois par l’état de vétusté du lieu. Fort heureusement, et après trois ans de travaux de profonde rénovation,  le musée et ses 18 salles (à l’inventaire 30.303 oeuvres, dont 6.766 sculptures) retrouvèrent fin 2015 tout leur éclat, à la plus grande satisfaction de ses 700.000 visiteurs annuels et de moi-même.

Dans la maison que Rodin acheta aux enchères en 1895 à Meudon, la villa des Brillants, est aussi installé un musée dédié à l'artiste. On y trouve de nombreux plâtres, études et figures d’œuvres comme « Les Bourgeois de Calais », « La Porte de l’Enfer », « Monument à Balzac », « Victor Hugo »…C’est dans ce lieu que le sculpteur élabora la part la plus intime de son œuvre.

Ces œuvres sont d’ailleurs parmi  les plus notoires de Rodin. « La Porte de l’Enfer », est, elle, inspirée par « La Divine  Comédie », de Dante, un poème du début du XIVème qui narre un voyage à travers les trois règnes supra-terrestres , l’Enfer, le Purgatoire, le Paradis, et qui mènera à La Trinité. Le film s’ouvre d’ailleurs sur le Rodin de quarante ans, devenu célèbre, travaillant à la réalisation de cette commande de l’Etat. Il créa à cet effet plus de 200 figures et groupes, mais cette œuvre magistrale ne fut jamais finie, même si Rodin a espéré un moment la présenter à l’Exposition universelle de 1889. Deux plâtres de cette « Porte » sont conservés aux musées d’Orsay et Rodin, ce dernier  possédant aussi un moulage en bronze (il y en eut plusieurs effectués après la mort de l’artiste).

Autres œuvres majeures : « Le Penseur », l’une des plus célèbres , imaginée au départ pour la « Porte de l’Enfer », puis  agrandie monumentalement en vingt moulages, dont l’un « trône » dans les jardins de l’hôtel Biron ; « Le Baiser », issu également de « La Porte de l’Enfer », puis dissocié pour représenter  un couple nu tendrement amoureux (Musée Rodin)  ;« Les Bourgeois de Calais », dont il existe douze éditions originales, dont une est à Calais, une autre à Londres (il m’a été donné de la voir) et une troisième au Musée Rodin. La sculpture met en scène , dans le cadre de la guerre de Cent Ans,  six personnages venus symboliquement se rendre aux anglais en 1347, cordes au cou, clefs de la cité et du château dans les mains ; « L’âge d’airain » (le terme airain était utilisé dans l’Antiquité pour désigner de façon noble le bronze) ,  représentant un homme nu debout, qui dégage une impression de vie saisissante (musées Rodin et d’Orsay) ; « Monument à Balzac », œuvre qui fut à l’époque très controversée car renvoyant une image peu flatteuse du grand écrivain. Une version se trouve au Musée Rodin, et une autre sur un terre-plein au milieu du Boulevard Raspail ; « La Cathédrale » : des mains élancées dont les doigts  se rejoignent comme une voûte d’ogives. Enfin, une œuvre moins connue, mais qui a ma faveur (avec toutefois « Le Baiser ») : « La Tempête » : un marbre d’une tête de femme qui hurle de terreur. Quelle puissante expression donnée à ce cri !

Les femmes et Rodin, Rose Beuret et Camille Claudel

L’homme Rodin eut à son actif bien des conquêtes féminines, conservant néanmoins en la personne de Rose Beuret (une simple blanchisseuse) un port d’attache solide, qu’il ne quittera jamais malgré ses nombreuses aventures, et qu’il finira par épouser quelques semaines avant sa mort. L’artiste devait sans doute trouver à satisfaire  auprès d’elle ce besoin de sérénité, de réconfort, de repos, auquel il aspirait au regard d’une vie créative et amoureuse tumultueuse.

C’est avec Camille Claudel (1864-1943)  qu’il connut une relation passionnelle orageuse et  destructrice (en tout cas pour elle). Sœur de Paul Claudel, poète, dramaturge, diplomate, elle fut engagée à 20 ans comme apprentie par le grand maître, tombant aussitôt amoureuse de son mentor, et devenant son égérie, sa maîtresse, influençant de plus en plus l’œuvre de Rodin et s’en inspirant aussi  pour sa propre création. Le doute persiste encore aujourd’hui sur la question de savoir qui a le plus « cannibalisé » l’autre.

Sujette à des crises de plus en plus aigues et fréquentes de paranoïa, à l’origine de la rupture des deux amants, Camille Claudel fut internée en 1913, et ne sortira plus jamais de l’asile où elle mourra dans l’indigence en 1943, nonobstant ses appels à l’aide renouvelés pour être libérée de cet enfermement, et la mobilisation de son frère Paul, de Rodin lui-même, et de ses admirateurs.

Le film de Bruno Nuytten

En 1988, le film de Bruno Nuytten, « Camille Claudel », donna un puissant coup d’éclairage à la vie et à l’œuvre de la sculptrice, lui redonnant ainsi une actualité d’autant plus forte que le film connut un grand succès populaire (2,7 millions d’entrées, avec attribution du César du Meilleur film et du César de la Meilleure Actrice)). Isabelle Adjani, (alors compagne dans la vie  du metteur en scène), s’est tellement identifiée à Camille Claudel qu’elle en  a habité le personnage de façon troublante, prodigieuse, et peut-être même un peu excessive. L’opposition de style et de jeu  entre elle et Depardieu-Rodin était d’ailleurs magnifique, lui marmoréen, sa maîtresse vibrante et possédée.

Une exposition Claudel dans le Gers

Alors que nous habitions en Limousin, je me rappelle être venu dans le Gers au cours de l’été 2000 (nous ne savions pas que neuf ans après nous partirions vivre dans ce département) pour visiter au château de Lavardens  une exposition consacrée à Camille Claudel. Je ne sais pas par quel élan nous étions mus pour effectuer ces 700 kms aller-retour, mais le périple valait la peine, parce que, d’une part,  nous découvrions à cette occasion la Gascogne, avec coup de cœur à la clef, et, d’autre part,  nous sommes tombés sous le charme des sculptures présentées.

Les œuvres qui se trouvaient là (terre cuite ou bronze) m’enchantèrent, et je trouvais chez Camille Claudel une sensibilité encore plus développée que chez Rodin. Les  salles voûtées du château XVIIème de Lavardens offrait de surcroît à l’exposition un écrin de pierre hautement valorisant.

Reine-Marie Paris

L’initiative de ce rendez-vous incombait à Reine-Marie Paris, petite nièce de Camille Claudel, qui avait prêté pour l’occasion des pièces de sa collection personnelle. 63.000 visiteurs se déplacèrent pour cette exposition, qui fut renouvelée avec un peu plus d’envergure en 2008.

 Même si la personnalité de cette parente de l’artiste est un peu sulfureuse, suspectée de s’enrichir abusivement en exploitant à la limite de la légalité l’œuvre de Camille Claudel, elle a eu le mérite de contribuer à la reconnaissance de cette grande  sculptrice.

Le musée Claudel de Nogent-sur-Seine

Elle n’est pas étrangère non plus à l’ouverture en mars dernier du Musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine. L’artiste passa là une partie de son adolescence, son père ayant été trois ans durant  Conservateur des Hypothèques de cette ville. C’est d’ailleurs autour de la maison de famille que ce projet vit le jour (12 millions €, 2.500 m2 de surface, dont 400 pour des salles d’expositions temporaires). On y trouve une petite cinquantaine d’œuvres de la muse de Rodin, un certain nombre acheté à Reine-Marie Paris, et aussi celles (200 environ) de nombreux autres sculpteurs, dont  Alfred Boucher (1850-1934), qui encouragera la vocation artistique de la jeune Camille, Paul Dubois (1829-1905), Marius Ramus (1805-1888), qui tous trois ont à voir avec l’histoire de Nogent-sur-Seine (les deux premiers seront à l’origine de la création du musée municipal de Nogent-sur-Seine où seront rassemblées une partie de leurs fonds d’atelier ainsi que des sculptures de leurs amis) . Auguste Rodin est présent bien entendu, avec notamment quelques œuvres représentant Camille Claudel, et au travers aussi de sculptures d’artistes qui furent des élèves de son atelier.

J’ai une tendresse toute particulière pour Camille Claudel, dont le destin fut si tragique, et qui recelait en elle, non seulement une créativité artistique exceptionnelle, mais aussi une énergie inépuisable. Elle en fit les frais, parvenant même, je crois, à effrayer Rodin avec une telle passion dévorante pour son art et pour lui (passion au demeurant partagée).

Mes oeuvres préférées de Camille Claudel

Mon œuvre préférée : « La Valse », dont il existe plusieurs éditions, en plâtre, en grès et en bronze (Reine-Marie Paris vient d’ailleurs d’en acheter un exemplaire en bronze pour 1,18 millions €, qui rejoindra le moment venu le Musée de Nogent-sur-Seine).

 La sculpture représente un couple de danseurs nus, amoureusement et érotiquement enlacés dans leur passion, entraînés par leur élan dans un tourbillon que symbolise le mouvement du drapé .La danseuse, toute en confiance, est suspendue à son cavalier, à la limite du point de rupture de son équilibre. Quelle belle mise en scène !

L’écrivain Octave Mirbeau (1848-1917) écrira de belles lignes à son sujet : « Mais où vont-ils éperdus dans l’ivresse de leurs âmes et de leur chair si étroitement jointes ? Est-ce l’amour ? Est-ce la mort ? Les chairs sont jeunes, elles palpitent de vie, mais la draperie qui les entoure, qui les suit, qui tournoie avec eux, bat comme un suaire. Je ne sais pas où ils vont, si c’est à l’amour, si c’est à la mort ; mais ce que je sais, c’est que se lève de ce groupe une tristesse poignante, si poignante qu’elle ne peut venir que de la mort, ou peut-être de l’amour, plus triste encore que la  mort. »

Me séduisent aussi : « L’abandon », témoignage émouvant de la relation tumultueuse de la sculptrice avec Rodin ; « La Vague », d’inspiration japonisante, où trois petites femmes de bronze, identiques, plient les genoux avant de voir s’écrouler sur elles l’énorme vague de marbre-onyx qui les surplombe. On peut y voir une image du caractère implacable et malheureux de la destinée ;  « L’âge mûr » : référence terrible  à la rupture avec Rodin, on y voit, dans des drapés tourmentés et au milieu d’ombres violentes,  un homme  arraché  aux bras tendus de la jeune femme suppliante par la vieillesse et  la mort.

Le film « Rodin »

Et le film de Doillon dans tout cela ? Il fut tourné pour partie dans la maison de Meudon, lui conférant de ce point de vue une certaine authenticité. De son côté, Vincent Lindon avait fait ce qu’il fallait pour incarner du mieux possible son Rodin : il a fait pousser sa barbe pendant 7/8 mois, et a suivi avant le tournage un apprentissage de la sculpture durant  5/6 mois  pour montrer à l’écran le geste vrai. Mais en fait  tout se passe comme si l’acteur s'était emparé de Rodin pour l'étouffer, pour ne lui offrir que sa masse corporelle sans rien lui donner en retour qu'une démarche lourde, massive, pesante et un jeu sans grandes nuances. Il marmonne tellement dans sa barbe que son propos devient incompréhensible, au point qu’il a fallu recourir au sous-titrage pour rendre le texte intelligible !

Pourtant, j’apprécie Vincent Lindon, qui affiche à son compteur une soixantaine de films. Son caractère ombrageux, taiseux, réservé, un peu à la Lino Ventura, a servi excellemment bien de ses rôles, comme en 2009 « Mademoiselle Chambon », avec Sandrine Kimberlain, et « Welcome » de Philippe Lioret, ou en 2012 « Quelques heures de printemps » (là quand il sort de ses gonds, c’est d’autant plus saisissant), ou encore en 2015 « Journal d’une femme de chambre » et « La loi du marché » de Stéphane Brizé, ce dernier film lui valant le César du Meilleur acteur et le Prix d’Interprétation masculine à Cannes.

Pour sa part, Izaïa Higelin (la fille du chanteur) n’est pas à la hauteur de Camille Claudel. Son jeu n’est pas convaincant, et ne fait rien apparaître de  l’éclaboussante et irradiante vitalité qu’on prête à la sculptrice dans les années couvertes par le film. 

Par contre, le personnage de Rose Beuret, la compagne de toujours, est joué vrai par Séverine Caneele. La comédienne a une histoire singulière : ouvrière en usine, elle fut repérée par Bruno Dumont, qui la fit tourner dans « L’humanité », un film controversé, qui obtint néanmoins à Cannes en 1999 le Grand Prix du Jury, le Prix d’Interprétation masculine, et aussi, pour Séverine Caneele, le Prix d’Interprétation féminine, ex aequo avec Emilie Dequenne qui, elle, fut consacrée pour « Rosetta » des frères Dardenne. L’actrice de « L’humanité » se produisit ensuite dans quelques autres films, mais elle n’était pas revenue devant une caméra depuis 2004.

« Rodin » est ennuyeux, inerte, figé, froid, alors qu’il est censé traduire la passion artistique et amoureuse. Les répliques sont trop mécaniques, de l’ordre de la récitation scolaire. Il n’y a pas de chair, de joie, dans cette narration fort académique. Doillon pousse même le ridicule jusqu’à mettre à l’écran des scénettes où Rodin rencontre d’autres artistes célèbres, tels Cézanne, Octave Mirbeau, Monet, en leur prêtant aux uns et aux autres quelques échanges insignifiants. Avec un tel parterre de personnages, il n’aurait pourtant pas été difficile de trousser entre eux des dialogues bien plus riches de sens et d’intérêt.

Le film « L’amant double » d’Ozon

Autre profonde déception : « L’amant double » (1h47) de François Ozon, un thriller érotique vu quelques jours après « Rodin ».

C’est le 17ème film de ce metteur en scène de 49 ans. Il possède une culture cinématographique exceptionnelle, d’où très souvent dans  ses réalisations des clins d’œil appuyés à  des scènes de films culte. Il touche un peu à tous les genres, les mêlant parfois dans une même histoire : intimiste, sexuel, mélodramatique, fantastique, comédie de boulevard, policier…

J’ai souvent apprécié son cinéma pour sa forme stylistique très léchée et pour la trame de son récit,  un peu toujours la même : chercher à faire émerger la vérité cachée de ses personnages,  en jouant notamment sur la confusion entre le vrai et le faux.

Je garde ainsi un bon souvenir de «Sous le sable » (2000), soit une femme (Charlotte Rampling, excellente) qui ne peut affronter la réalité de la disparition de son mari (Bruno Cremer), et s’enfonce dans le déni qui lui fait croire qu’il est toujours vivant et présent à ses côtés.

Et aussi de « Huit femmes », un huis clos drôle, kitsch et vénéneux, avec un casting exclusivement féminin fort brillant (Deneuve, Huppert, Ardant, Béart, Darrieux). On est à la campagne, dans une demeure bourgeoise, où on se prépare à fêter Noël. Le maître de maison est assassiné. Parmi les huit femmes présentes, toutes proches à un titre ou à un autre de la victime, quelle est la coupable ? Le film connut un grand succès critique et populaire (3,5 millions de spectateurs).

Et encore de « Swimming Pool » (2003), un face-à-face malsain entre Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier, ou de « Potiche » (2010), une comédie jouée par Catherine Deneuve, Fabrice Lucchini et Gérard Depardieu. Devant faire face à des évènements soudains et imprévus, une bourgeoise s’affranchit de la tutelle et du despotisme de son mari (il traite sa femme de potiche), prenant la tête avec succès de l’entreprise de parapluies qu’il dirigeait.

« L’amant double », inspiré d’une nouvelle de la romancière américaine Joyce Carol Oates, raconte l’histoire d’une jeune femme fragile, Chloé, (jouée par Marine Vacth), en proie à la dépression, qui tombe amoureuse de son fort séduisant psychothérapeute, Paul, (interprété par Jérémie Renier).Quelques mois plus tard, ils s’installent ensemble, mais Chloé s’aperçoit que son amant lui cache une partie de son identité, en la personne de son frère jumeau maléfique, Louis, lui aussi psychothérapeute (joué aussi, bien sûr, par Jérémie Renier).

Névrosée, perverse, la jeune femme devient la maîtresse de Louis, passant alors d’un frère à l’autre, dans un jeu de piste et de séduction qui emprunte, au nom du mystère de la gémellité ,un labyrinthe de  miroirs, source de confusion allant croissante, au point que j’ai décroché peu à peu devant tant d’invraisemblance, mêlée de sexe, de grotesque et de fantastique. Les acteurs n’ont pas à être associés à ce « naufrage » : ils ont beaucoup de talent (y compris Jacqueline Bisset), et j’ai été ravi de découvrir en cette occasion Jérémie Renier et Marine Vacth (elle avait déjà travaillé avec François Ozon en 2013  dans « Jeune et Jolie », mais je n’ai pas vu ce film). Ils sont jeunes, beaux, séduisants, et on comprend qu’ils aient été choisis par le cinéaste, car ils plaisent, troublent, et envoûtent assurément !  

Fait le 19/06 

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Commentaires

08.09 | 02:24

notre génération a toujours ressenti un fort penchant pour Denise Glaser n'est-ce pas Thierry ?

...
11.08 | 03:28

Tu nous donnes l'eau à la bouche

...
08.05 | 11:12

Belles descriptions des villes de notre Bretagne qui est si belle mais tant décriée à cause du temps très changeant dans une seule journée!

...
04.03 | 02:39

et dans un autre domaine tournons nous vers une élection à la proportionnelle

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