Points de vues du Gers Carnets

Cinéma

Vu ces derniers mois quelques films bien intéressants au Ciné 32 d’Auch :

« 3 Billboards »

« 3 Billboards », de Martin McDonagh, 47 ans, un metteur en scène et auteur de pièces de théâtre, une personnalité anglo-irlandaise assez incontrôlable.

Il a peu tourné, et s’était fait connaître avec « Bons baisers de Bruges » en 2008, une histoire de tueurs à gages londoniens envoyés à Bruges pour se faire oublier en attendant les instructions. Une comédie noire dotée d’une vraie intensité tragique, où se mêlent drame et dérision. Avec des acteurs talentueux : Colin Farell, Brendan Gleeson et Ralph Fiennes.

  « 3 Billboards » (qu’on peut traduire par « 3 panneaux publicitaires »), raconte pendant 1h55  le combat dans une petite ville perdue de l’Amérique profonde d’une femme qui veut que justice soit rendue à sa fille violée et assassinée. Elle se heurte à une police locale niaise, incompétente, inactive, et veut  empêcher que ce crime odieux se noie dans le silence et l’oubli.

A cet effet, elle repère trois grands panneaux abandonnés (qu’on appelle en France, dans le langage marketing, des 4x3, eu égard à leur dimension), situés au bord d’une route où ne passe plus guère de voitures en raison de l’ouverture d’une autoroute un peu plus loin. Elle va secouer l’immobilisme ambiant en interpellant les autorités et la population par l’affichage sur ces structures de  trois messages incisifs : « « Violée pendant qu’elle agonisait il y a quelques mois », « Toujours pas la moindre arrestation » » et « Pourquoi Shérif Willoughby ? » (photo ci-dessus).

Animée d’une soif de vengeance désespérée, d’une rage folle mais calculée, obstinée, courageuse, et presque aussi bornée que les flics eux-mêmes, la mère de la jeune fille va se mettre ainsi à dos la police et peu à peu toute la ville, faisant montre parfois  d’une intransigeance et d’un arbitraire effrénés.

Le film est souvent rocambolesque, avec des moments de violence intense, et offre une galerie de personnages hauts en couleur. Le cinéaste met notamment en évidence le racisme des policiers : au commissariat, on cogne les noirs sans hésitation, et on déteste les gays, qu’à l’occasion on défenestre. Mais Martin McDonagh garde espoir, en illustrant à plusieurs reprises la faculté d’amendement de ces policiers.

Avec ce cinéma qui emprunte beaucoup à celui des frères Coen et de Tarantino (bien que le cinéaste ait  plutôt pour modèle Billy Wilder, réalisateur américain du XXème siècle, connu pour son esprit moraliste et caricaturiste corrosif), l’humour, la démesure, l’absurde, l’ironie mordante, la désinvolture, sont à l’ordre du jour, de même qu’un certain féminisme, incarné par cette mère énergique et jusqu’au boutiste,  qui ne craint pas les « mâles » qui l’entourent,  luttant énergiquement pour faire en sorte que le meurtre de sa fille  soit élucidé, quitte à bousculer gravement le conformisme de la société.

Les acteurs sont formidables, à commencer par Frances McDormand, épouse d’un des frères Coen, Joël, qui, comme à l’habitude, dégage dans le rôle de Mildred une vérité, une sincérité incomparables. J’aime beaucoup son jeu, qui lui vaudra cette fois un Golden Globes 2018 de la meilleure actrice, pendant  que le film remportait le Trophée du meilleur film dramatique.

Je l’ai découverte dans « Fargo » de Joël et Ethan Coen (1996), où elle  interprétait Marge, une policière futée, butée, dotée d’un flair tout particulier, qui lui vaudra de dénouer une sordide et déjantée affaire de kidnapping. Le film obtint le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes l’année de sa sortie, et l’année suivante l’Oscar du meilleur Scénario original et pour elle celui de la meilleure actrice.

Dans « 3 Billboards », elle est entourée de Woody Harrelson, un comédien peu connu mais excellent, qui incarne un shérif père de famille et mari aimant, modèle d’intelligence et de bonté. A ses côtés, Sam Rockwell, qui joue, lui, un policier haineux, violent, raciste, un « bouseux », qui parviendra néanmoins à se racheter. Les Oscars lui décerneront à raison  le prix du meilleur acteur dans un second rôle masculin.

Le frère de Martin McDonagh, John Michael,  s’adonne lui aussi au cinéma. C’est par hasard que je l’ai appris en regardant ces jours ci  à la télévision « L’Irlandais », film qu’il a réalisé en 2011.Le titre renvoie à un policier « baroque », Gerry Boyle (magnifique Brendan Gleeson !),  qui s’évertue, dans une petite ville  irlandaise en bord de mer,  à démanteler un trafic international de cocaïne.

Même folie douce, même grain, même humour grinçant, même dialogues politiquement incorrects, que chez son cadet. L’influence familiale n’est pas un vain mot. Reste à savoir qui a influencé l’autre…

« Pentagon Papers »

Autre film épatant : « Pentagon Papers » (1h55),  de Steven Spielberg. Ce titre est le nom donné à un dossier de 7.000 pages classé secret défense par le gouvernement américain et qui fut publié dans les années 70 d’abord par le « New York Times » puis dans  « Le Washington Post ». Il contenait trente ans de mensonges et de nombreuses  informations sur l’implication politique et militaire des Etats-Unis dans la guerre du Vietnam entre 1955 et 1971. Leur divulgation conduira à annuler  définitivement le soutien de l’opinion publique à l’interventionnisme américain.

Le sujet du film est de se demander  s’il faut ou pas publier ce scoop. Du côté des journalistes du « Post », pas d’états d’âme : c’est, quoiqu’il en coûte, un oui net et franc, impulsé pour la circonstance par le rédacteur en chef de la rédaction, Ben Bradlee, interprété brillamment par Tom Hanks.

En face, la propriétaire du journal, Katharine Graham, jouée par Meryl Streep (un de ses plus beaux rôles), une femme propulsée à la tête du « Post »  après la mort de son père et le suicide de son époux. Son dilemme, et il pourrait coûter la vie au journal selon le choix opéré : suivre l’avis de Ben Bradlee au nom du Premier Amendement de la Constitution des Etats-Unis,  de la liberté de la presse et de l’information. Ou bien, s’y opposer, ce que lui conseillent ses avocats, pour s’éviter les foudres de la justice et ne pas se mettre à dos le monde politique  qu’elle fréquente de près par dîners mondains interposés et partage d’intérêts communs.

Spielberg traite à merveille cette alternative, faite de nombreux rebondissements, montrant ce milieu de la presse toujours en ébullition,  fier de son métier, de sa déontologie, au service de la démocratie, c'est-à-dire de la transparence . Bradlee multipliera ses efforts pour arracher une décision favorable auprès de sa patronne, et il finira par l’obtenir. Katharine Graham sort grandie de cette affaire, et avec elle toutes les femmes qui se trouvent sublimées par le courage et la détermination exemplaires de l’une des leurs. Tom Hanks dira que le film aurait pu s’appeler tout simplement « Katharine », tant elle fut au cœur et à la hauteur des enjeux. Belle image de fin que celle où dans le dos de la  propriétaire les rotatives se mettent en route pour faire triompher la vérité et dénoncer les méfaits des politiciens.

La Cour Suprême donna raison au « Times » et au « Post », l’un des juges écrivant : « Les journaux ont accompli avec noblesse ce que les Pères fondateurs espéraient et avaient confiance qu’ils feraient. »

Cette affaire connut un immense retentissement. Elle précéda une autre affaire, tout aussi retentissante : le  Watergate, qui suite à un cambriolage dans le Quartier général du Parti Démocrate à Washington en 1972, aboutira à la démission du Président Nixon  en 1974, les investigations de deux journalistes du Washington Post (Bob Woodward et Carl Bernstein) établissant des liens entre cette effraction avec pose de micros et la Maison Blanche. Un film, réalisé par Alan J. Paluka, « Les Hommes du Président », joué par Dustin Hoffman et Robert Redford, sortira en 1976, et connaîtra un succès considérable, accumulant distinction sur distinction.

« Phantom Thread »

Vu aussi « Phantom Thread », un film de Paul Thomas Anderson (2h10). J’aime le cinéma déroutant de ce réalisateur, qui fait preuve dans ses récits d’une imagination débordante, d’une originalité folle, racontant souvent des évènements extraordinaires devant lesquels les héros de ses films sont fréquemment désorientés.

J’ai le souvenir d’avoir vu deux films mis en scène par celui qui prend ses références chez Robert Altman et Stanley Kubrick :

-          « Magnolia » (1999), avec Julian Moore, Philip Seymour Hoffman et Tom Cruise. Autour de la mort prochaine d’un grand patron de médias, des vies s’entrecroisent, parfois par hasard, où s’expriment surtout des sentiments de  tristesse et de remords. La scène de fin est inoubliable : une pluie de grenouilles s’abat sur la ville. On en trouve l’explication dans le livre de « L’Exode » de l’Ancien Testament où sont décrites les colères divines nommées « Les dix plaies de l’Egypte ». Dont celle-ci : « Aaron (le frère de Moïse) étendit la main sur les eaux de l’Egypte et les grenouilles montèrent et couvrirent le pays d’Egypte. » Le film fut consacré Ours d’Or au Festival 2008 de la Berlinale

-          « There will be blood » (2007), soit  l’irrésistible chute d’un magnat du pétrole, interprété avec un immense talent par Daniel Day-Lewis. Un Ours d’Argent du meilleur réalisateur récompensera ce film magnifique. Le comédien, lui, raflera une collection impressionnante de distinctions, dont l’Oscar 2008 de meilleur acteur

Daniel Day-Lewis est aussi à l’affiche de « Phantom Thread ». C’est sa deuxième collaboration avec Paul Thomas Anderson.

Le film met en scène le Londres des années 50, où un grand couturier, Reynold Woodcock, et sa sœur, Cyril, mènent le bal de la mode britannique, habillant, superbement, famille royale, stars, héritières et grandes bourgeoises.

Célibataire endurci, il n’en a pas moins besoin de femmes, conquêtes d’un moment pour inspirer sa création et lui tenir compagnie.

Il règne sur sa maison en maître absolu, capricieux et égotiste, planifiant sa vie au millimètre près, et voulant être préservé de tout (un rien l’agace, comme le craquèlement au petit déjeuner de la biscotte qu’on beurre) afin d’être disponible jour et nuit pour son art et son inspiration.

C’est à sa sœur (qu’il appelle affectueusement « my old so and so », « ma vieille machine »), un personnage omniprésent, austère, presque inquiétant, de « monter la garde ». Sorte de Directrice des Ressources Humaines, elle fait tourner la maison,  chasse les maîtresses de son frère lorsqu’elle les trouve trop accaparantes pour le démiurge du lieu. Elle s’emploie aussi à stabiliser autant que faire se peut l’humeur instable du grand homme, mais elle peut être menaçante à son égard : « Si tu t’avises de t’opposer à moi, je te détruirais en un instant », et lui sait qu’elle le pourrait.

Mais le cours des choses va être bouleversé par la rencontre du couturier avec Alma, une jeune femme de caractère, immigrée d’Europe centrale, dont il tombe éperdument amoureux, perdant ainsi peu à peu le contrôle de la situation. Néanmoins, Alma connaîtra au préalable beaucoup de désillusions, mais ne se laissera pas faire malgré les humiliations et mufleries subies. Elle n’entend pas être « mangée toute crue », et considérée, telles celles qui l’ont précédée, comme une chute de tissu inemployée. Pour parvenir à ses fins, se faire respecter et exister pleinement à ses côtés, tout à la fois amante et muse, il lui faudra cependant user d’un terrible stratagème, de l’ordre de la perversité et du sadomasochisme.

J’ai pour ma part décroché sur cette manière de «sanctuariser » l’amour fou et  la passion, qui suppose  de la part de l’homme, s’il veut être comblé par la présence de l’être aimé, et ne plus être l’affreux « tortionnaire » qu’il était, de consentir à un sacrifice expiatoire, où il  accepte de s’oublier, mais au risque évident de se perdre…

Daniel Day-Lewis  est merveilleux dans le rôle du couturier, avec cette élégance rare et ce puissant charisme qui le caractérisent. Il a annoncé  qu’à l’issue de ce film, il arrêterait sa carrière. Dommage ! Il était un acteur scrupuleux qui pour chaque rôle qu’il allait jouer s’imbibait de celui-ci en s’immergeant un bon moment dans le métier, le milieu, de celui qu’il allait incarner (il s’est ainsi plongé dans le monde de la haute couture avant d’endosser le personnage de Reynolds Woodcock).

A ses côtés, Lesley Manville/Cyril , la sœur ange gardien, qui à 62 ans a une belle carrière au cinéma et à la télévision, et Vicky Krieps/Alma (une luxembourgeoise de 34 ans, qui a déjà près de 25 films à son compteur), deux actrices de grand talent, qui tiennent fort bien leur composition face au  « monstrueux»  Daniel Day-Lewis.

Pour la petite histoire, le symbole de ce « fil invisible », la traduction de  « Phantom Thread », se trouve dans cette habitude prise par le couturier de dissimuler dans les doublures des robes qu’il crée, un message, une maxime, parfois une mèche de cheveux, comme pour maintenir entre elles et lui un lien durable et secret…Belle et noble intention…

« L’Apparition »

Vu encore, mais de moindre intérêt que les précédents, le film de Xavier Giannoli, « L’Apparition » (2h17), avec Vincent Lindon, Galatea Bellugi et Patrick d’Assumçao.

Jacques, grand reporter de presse, blessé dans une zone de guerre, est rapatrié d’urgence, accablé par la mort de son meilleur ami, qui, lui, n’a pas eu la même chance.

A peine rentré, il est appelé par le Vatican qui souhaite l’intégrer à une commission d’enquête    canonique destinée à prouver la véracité ou l’imposture du récit d’une jeune fille du sud-est de la France, Anna, à laquelle la Sainte Vierge serait apparue à plusieurs reprises.

Il est urgent d’agir car la rumeur commence à se propager, causant bien des problèmes, dont l’arrivée massive de pèlerins sur le lieu des apparitions.

Sceptique à l’égard de la religion, le journaliste mène sa mission selon les règles d’investigation propres à son métier, obnubilé par la recherche de preuves visibles, et d’images de vérité. Mais comment mesurer un  phénomène comme la vision, qui est justement insaisissable par nature ?

Face à cette difficulté de logique insoluble en elle-même,  l’enquêteur n’en est pas moins ébranlé par ce qui se passe autour de lui, par ce qu’il entend, par ce qu’il voit. Et son trouble se trouve renforcé de par son rapport avec la voyante, qui lui renvoie l’image d’un être irradiant, habité par la grâce.

Le film est une réflexion passionnante sur la foi, sur le don de soi, portée par les interrogations menées, les secrets découverts, les révélations faites, les rebondissements intervenus, jusqu’à celui de la fin du récit, qui n’est pas des moindres,  et qui par l’issue qu’il propose tend à concilier l’hypothèse du vrai avec celle du faux.

Le  face-à-face entre Galatéa Bellugi/Anna, la voyante mystique,  et Vincent Lindon/Jacques, le reporter,  transcende les personnages et les acteurs tant leur jeu est en parfaite symbiose, soutenu au demeurant par des seconds rôles excellents. La comédienne est une révélation : elle fait preuve dans le film d’une impressionnante maturité, bien qu’âgée d’à peine 20 ans. Comme Daniel-Day Lewis, elle a tenu à travailler sa composition  en passant plusieurs jours dans un couvent au milieu des sœurs afin d’observer leur vie quotidienne, partageant notamment avec elles les six prières quotidiennes.

Quant à Vincent Lindon, que j’apprécie tant, il joue à sa manière, c'est-à-dire avec concentration et sobriété, faisant passer ses émotions, la douleur, la sidération, le doute, par le regard, qu’il a si profond. S’arrêtant au milieu du gué, il finira par accepter qu’on ne puisse jamais connaître la réponse à la question posée. Pour le consoler, ou le conforter dans ses hésitations,  le psychiatre de la commission d’enquête lui dira : « La foi est un choix libre et éclairé. Avec une preuve, il n’y aurait plus de mystère. »

« La Douleur »

Cinquième film vu, peut-être celui que j’ai le moins aimé, même s’il n’est pas sans qualités : « La Douleur » (2h06), d’Emmanuel Finkiel, adapté d’un récit éponyme et d’un autre, « Monsieur X. dit ici Pierre Rabier », de l’écrivaine Marguerite Duras (1914-1996). Je ne suis pas « durassien » dans l’âme, ce qui peut expliquer mes quelques réserves à l’égard de ce long-métrage.

Nous sommes à Paris en juin 1944, dans les derniers jours de l’occupation allemande. Marguerite Duras, jeune intellectuelle parisienne (excellemment interprétée par Mélanie Thierry) attend, et attend encore, le retour de son mari, Robert Antelme (1917-1990), écrivain, grande figure de la Résistance, arrêté et déporté depuis peu (il écrira en 1947 un livre fort sur les camps, « L’Espèce Humaine »).

Cette attente est douloureuse, comme une agonie lente et silencieuse, nourrie par une angoisse quotidienne insupportable, liée bien sûr à l’incertitude qui plane sur le sort de l’époux.

Mais en même temps la vie continue, illustrée entre autres  par la clandestinité des réunions de résistants (Marguerite Duras appartient à un réseau dirigé par le fameux Morland, pseudonyme de François Mitterrand), par la liaison de l’écrivaine avec son camarade Dionys Mascolo – 1916-1997 (joué par Benjamin Biolay, un acteur peu convaincant), pour qui elle s’apprêtait à quitter Robert Anselme juste avant qu’il ne soit embarqué.

Prête à tout néanmoins  pour le retrouver, toute honte bue, elle engage une relation forcée, mais pour le moins ambigüe, avec un agent français de la Gestapo avec qui elle se prête au jeu du chat et de la souris  (Benoît Magimel rend bien compte de la veulerie et de l’ignominie du personnage),

C’est François Mitterrand qui organise au début de l’année 1945  le retour du mort-vivant  Robert Antelme. L’attente ainsi s’achève, mais Marguerite Duras, réalise qu’elle ne l’aime plus (« … la vraie douleur, c’est sans doute cela. », précise le cinéaste dans une interview au « Monde » du 24 janvier dernier). Elle quitte alors le revenant à peine rentré pour  vivre pleinement sa liaison avec Dyonis (le couple se maria en 1947, eut un enfant, Jean, et divorça en 1956). Ce Dyonis avait bien cerné la personnalité complexe et paradoxale de l’écrivaine quand il lui avait dit dans une scène emblématique du film : « Chaque jour d’attente vous vous êtes détachée de Robert, chaque jour un peu plus. Et ça, vous ne le supportez pas.» Et elle de lui répondre : « Salaud ! », avant de se blottir dans ses bras.

Le film est traité selon les mêmes modes que ceux qui prévalent dans l’écriture de Duras : distanciation par rapport aux évènements, mollesse, lenteur, retenue dans l’expression des émotions. Ce qui à mes yeux rend le récit plat, dépourvu de rythme et de réactivité, alors que l’histoire racontée n’est pas anodine, c’est le moins qu’on puisse dire.

Fait le 30 mars

Santé - "Statines, je vous hais" - "Fascias, vous avez dit fascias ?"

Je fus dans le passé un bon marcheur, arpentant régulièrement les chemins et les petites routes du Gers, à raison de 10-15 kms à chaque sortie, et d’une moyenne horaire de marche de 6 kms. Et j’ai dans mon blog rapporté de temps en temps les bienfaits de divers ordres que je retirais de ces escapades.

Et soudainement, au retour d’un séjour au Portugal, en mai 2015, je ressentis des sensations de cordes tendues dans mes cuisses, qui réduisirent considérablement ma mobilité, au point que de mettre un pas devant l’autre devint une véritable épreuve de force.

A l’issue d’un parcours médical de combattant, où je fus soumis à un feu d’artifice d’examens, de radios, de scanners, d’IRM, il fut décidé de  me poser une prothèse à la hanche droite (en attendant d’en faire autant à gauche), plusieurs avis « autorisés » laissant entendre que l’usure  des hanches pouvait expliquer le phénomène des cordes tendues.

L’opération avait dû néanmoins être retardée car lors d’un contrôle cardiaque préalable, je dus me faire poser un stent en raison du rétrécissement significatif (sténose) d’un vaisseau  sanguin.

L’intervention orthopédique eut finalement lieu en mai 2017 et fut couronnée de succès, mais pour autant elle ne soulagea qu’à la marge l’atrophie de mes cuisses.

Statines

C’est alors que je me suis intéressé de près à la statine, ce médicament soi-disant miracle pour lutter contre le cholestérol. Comme 5 millions d’autres Français, j’en prenais depuis la fin de l’année 2012, impressionné par le discours médical officiel qui consistait à nous faire peur en affirmant haut et fort que le cholestérol trop élevé, et j’étais concerné de temps en temps, était à l’origine des crises cardiaques et des AVC, et qu’il fallait donc engager contre lui une croisade musclée.

L’arme de la guerre contre l’envahisseur : la statine donc ! J’ai commencé par ingurgiter du Tahor, vite arrêté tant il me causait des désagréments intestinaux. J’attendis une année avant de « statiner » à nouveau, pressé à le faire par l’autorité médicale, et je consommais successivement la Pravastatine, puis l’Elisor, dosé d’abord en 20 mg puis en 40.

J’avais cependant pris conscience peu à peu des contre-effets de ce médicament, notamment en lisant les notices de mise en garde qui faisaient état, entre autres, de risques pour certains sujets (impossible d’en définir le pourcentage) de grandes fatigues, d’aggravation du diabète, de      survenance de problèmes hépatiques, de pertes de mémoire ou d’apparition de douleurs musculaires, pouvant conduire à l’extrême à des nécroses. Je renforçais mes connaissances sur le sujet en découvrant sur internet bien d’autres vérités que celles qui s’attachent à  « vendre » la statine comme un produit bénéfique pour notre durée de vie. A elle seule une hygiène de vie correcte (alimentation saine à la mode méditerranéenne, activité physique régulière, poids à surveiller..) ferait cent fois mieux pour notre santé, étant entendu qu’avec l’âge notre corps ne peut que vieillir-  nos artères par exemple se durcissent et se rétrécissent, rendant la circulation sanguine moins facile. L’hérédité, c'est-à-dire notre identité génétique, peut aussi nous jouer des tours, même si nous sommes irréprochables sur le reste.  

En fait,  bien des médecins poussaient depuis longtemps un cri d’alarme sur les dangers de la statine, fort des études qui le démontraient. Une récente émission diffusée le 6 mars dernier sur France Inter (« Affaires Sensibles », de Fabrice Drouelle : « Cholestérol : de la psychose aux polémiques », écouter ici )   est à cet égard fort éloquente, un médecin, le Dr Dominique Dupagne, manifestant clairement au micro ses réserves quant aux statines (voir sur son blog le billet consacré à une émission d’ Arte sur le cholestérol - ici ) .Il était rapporté aussi sur les ondes de France Inter le fait que l’Association d’Aide aux Victimes des Accidents de Médicaments (AAVAM)  avait « en magasin »  5.000 dossiers de cas de personnes tombées malades à la suite de la prise de statines (il a même été constaté des déclenchements d’infarctus chez les « statiniens » !).

Mais on n’entendait jusque là fort peu les tenants de la thèse anti-statines, victimes d’une loi du silence imposée par les  acteurs et complices du puissant lobby pharmaceutique. Parmi les voix qui cherchaient malgré tout à se faire entendre, celle du cardiologue Michel de Lorgeril s’est avérée être l’une des plus courageuses – voir ici son blog - , et ses livres ont eu un grand retentissement (« Dîtes à votre médecin que le cholestérol est innocent. Il vous soignera sans médicament », en 2007,  « Cholestérol, mensonges et Propagande »,  en 2008, « Prévenir l’infarctus et l’accident vasculaire cérébral »  en 2011, « L’horrible vérité sur les médicaments anti-cholestérol » en 2015).

L’enjeu économique et financier de la statine  est en effet considérable au plan mondial : 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires pour 200 millions de patients (en France, elle coûte 1,5 milliards € par an à l’assurance maladie). Les intérêts en présence sont donc colossaux (pour vivre riches, vivons cachés…).

Et les médecins ont par ailleurs tout intérêt à prescrire de la statine envers et contre tout, car si leurs patients cholesterolémiques venaient à mourir d’un arrêt du cœur ou d’un accident vasculaire cérébral, ils pourront arguer qu’ils avaient fait le nécessaire pour les protéger en amont de ce péril. Ainsi, leur responsabilité ne pourrait être recherchée…Il y en a même qui prescrivent de la statine par précaution alors que leurs patients n’ont pas du tout de cholestérol !

Pour autant, aujourd’hui, même le sacro-saint principe selon lequel le cholestérol serait à l’origine des maladies cardiovasculaires est désormais remis en question. Et de surcroît la statine ne ferait en aucun cas baisser le cholestérol !

J’ai bien sûr compris à mon retour du Portugal  que je faisais partie des victimes des contre-effets de la statine. Mes cordes tendues dans les cuisses en étaient la manifestation. Et très vite alors je décidais (en juillet 2015) de m’en passer…jusqu’en avril  2016, la pose d’un stent servant à l’autorité médicale de plaidoyer pro-statine pour m’inviter à en croquer à nouveau. Mon cardiologue, un ayatollah d’ailleurs de la statine, m’a tenu en ce sens des propos fort convaincants  qui ne peuvent que vous obliger : « Vous êtes dorénavant passé de l’autre côté de la barrière, là où le risque est devenu réalité »…

J’ai alors goûté aux plaisirs du Liptruzet, une statine pas plus amicale que les précédentes. Au point de me décider à m’en séparer dix mois après pour la remplacer, sur les conseils de mon nouveau médecin traitant, par un produit « bâtard », l’Ezetrol. Ce n’est plus une statine à proprement parler, et il appartient au groupe de médicaments dits inhibiteurs (au sens de diminution) de l’absorption du cholestérol par le système digestif. Mais le risque de douleurs musculaires persiste, et  je m’aperçois que je n’y échappe toujours pas, mes cuisses me faisant toujours souci.

Virage naturaliste

Ma décision est presque prise : je vais quitter définitivement la famille des consommateurs de statines ou de produits dérivés. J’ai plutôt envie maintenant de suivre les conseils de vie du Dr Michel de Lorgeril , et d’avoir recours à des produits naturels, tel le Cholestegem, à base de bourgeons d’amandier, de bouleau et de tilleul, de jeunes pousses d’olivier et de romarin, d’huiles essentielles de menthe poivrée et de romarin.

Ainsi composé, le cholestegem contribue à maintenir en équilibre le taux de bon cholestérol. L’olivier est traditionnellement reconnu comme un grand remède pour le système circulatoire. Le bouleau aide à éliminer les déchets et à détoxifier l’organisme. Quant au romarin, il contribue à évacuer les substances grasses présentes dans nos vaisseaux, grâce à son action sur la fonction hépatique. La menthe poivrée, elle, stimule la digestion.

Alors pourquoi pas ? Restera à comparer par examen sanguin mes paramètres à la sortie de l’impasse  statine et ceux résultant quelques mois après de ma nouvelle route naturaliste.

Ah ! mon dos !

Mon dos m’accable  aussi, et lui depuis bien des années. C’est une histoire de squelette peu à peu vermoulu, avec des vertèbres qui s’usent, provoquant des lombalgies, lesquelles déclenchaient parfois le pincement du nerf sciatique, provoquant sur l’instant une douleur inouïe. Ce mal a été lié longtemps au stress et à la fatigue engendrés par ma vie professionnelle et les responsabilités qui s’y attachaient.

Toutes ces années là, je suis passé entre bien des mains qui se voulaient  expertes, mais qui pour autant n’ont pas arrangé grand-chose dans les déficiences de mon architecture.

A l’heure de la retraite, la situation s’est stabilisée et surtout je n’avais plus à connaître de lombalgie et de pincement.

Mais le mal de dos persévérait, ce qui m’a conduit à consulter et consulter encore. Sans obtenir auprès des kinés, des ostéopathes, des chiropracteurs et autres guérisseurs-rebouteux  des résultats vraiment probants.

Shiatsu

A la recherche d’autres pistes curatives, je me suis alors confié en septembre de l’an dernier à un praticien du shiatsu, technique de massothérapie d’origine japonaise qui utilise le toucher pour ramener l’équilibre dans le corps. Inspiré de la médecine traditionnelle chinoise, elle vise à rétablir la circulation de l’énergie vitale dans les zones du corps où elle est soit en manque, soit en excès. Elle se pratique en exerçant une pression plus ou moins forte avec les pouces et les doigts, mais aussi avec les paumes, les poings, les coudes, les genoux, sur des points précis, les tsubos,  situés le long des méridiens, et qui régissent un organe ou une fonction spécifique. 

Ces méridiens (parmi eux : le cœur, le foie, la vésicule biliaire, l’intestin, la rate, le pancréas, l’estomac, le poumon, le rein, la vessie…) ont en l’espèce un rôle essentiel car c’est par leur intermédiaire que l’énergie circule dans le corps.

Je suis sortie de cette expérience déçu et amer car au bout du compte le praticien a aggravé en une séance  mes problèmes de dos, au point qu’une nouvelle crise lombalgique avec pincement du nerf s’et produite en février dernier, et que sont apparues pour la première fois dans mon dos des contractures flottantes (au sens où elles se déplacent), preuve d’une réaction agressive et inquiétante  de mon corps contre le traitement que je venais de subir.

Après un passage inutile en octobre chez une ostéopathe-kinésithérapeute de renom (qui m’a néanmoins fermement invité à cesser la prise de  l’Ezétrol, facteur aggravant pour elle du diabète),  puis en novembre chez un  guérisseur, j’ai tenté en février dernier l’option magnétiseur-radiesthésiste, une première pour moi.

Un magnétiseur-radiesthésiste

Et là quelle découverte ! Je fus médusé ! On n’était plus du tout dans le rationnel et la compétence médicale ou paramédicale, mais dans le surnaturel !

Lors de la prise du rendez-vous, le magnétiseur m’avait demandé de lui apporter un plan de la maison. Ce qui m’avait bien sûr interpellé. Penché dessus, il avait avec  son pendule et ses cartes, considéré que mon logis avait une très grande spiritualité (si cela n’avait pas été le cas, il m’aurait sans doute dit que c’était cette maison qui pouvait être à l’origine de mes maux). Il utilisa aussi ses pendules pour détecter les sources de mon énergie et ses insuffisances. Il constata alors des mouvements pendulaires assez frénétiques quand il plaça l’objet au niveau de mon sternum. C’est signe, me dit-il,  que  mon corps serait «  habité » par un tiers, et c’est cet « encombrement » qui expliquerait mes douleurs de dos et autres. Je lui racontais alors combien je me suis toujours senti protégée par ma mère, partie en 1956, à l’âge de 31 ans, en laissant derrière elle six enfants. Il considéra alors que c’est elle que j’ « hébergeais », me faisant remarquer que certaines personnes ne montent pas au ciel après leur décès, soit  parce qu’elles ne le méritent pas, soit parce qu’elles se  font un devoir de demeurer en quelqu’un de cher, qu’elles jugent fragile et qu’elles veulent en conséquence protéger. Avec mon accord, il s’employa  alors à la faire « sortir » de moi et à l’élever, à l’aide notamment de prières incantatoires en latin et en français pour implorer Dieu en ce sens. Il y ajouta diverses autres mises en scène qui me parurent assez proches de la sorcellerie.

Accessoirement, il considéra que je vivrais vieux à condition qu’on sache l’origine de mes maux pour pouvoir ensuite les traiter. Constatant à ce sujet, que je suis très tendu de toutes parts (et mon visage à lui tout seul exprime bien, selon lui, cette tension), il proposa de m’aider à « alléger » tout cela dans de prochaines séances. Mais je suis perplexe, et ne souhaite pas poursuivre cette aventure qui me paraît pour ma part relever de la supercherie, même si je respecte ceux qui veulent croire à cette para-normalité parce qu’elle leur fait du bien.

De surcroît, depuis le 28 février, je n’ai pas eu à constater d’amélioration dans mon état, ce qui pourrait me conduire à considérer, si je reprends à mon compte les « analyses » de mon radiesthésiste, que ma mère est pour l’instant toujours en moi…Et finalement, je me sens bien avec elle…

Les fascias

De guerre lasse, je suis retourné consulter le 7 mars dernier un ostéopathe, sachant que les praticiens de cette profession s’appuient  sur  des écoles ostéopathiques qui peuvent être différentes, selon notamment les enseignements qu’ils ont suivi.

Le mien travaille à partir des fascias, une approche que je découvrais pour la circonstance. Les fascias sont des tissus conjonctifs présents dans tout notre corps, sous la peau, et plus profondément en enveloppant nos muscles, nos tendons et nos organes, soutenant également nos os (photo ci-dessus). Ce réseau est comparable dans sa forme à celui de l’intérieur d’un pamplemousse où des composantes fibreuses soutiennent le tissu proprement dit du fruit.

 On est en présence d’un bandage fibrillaire dense et en continu, qui est un seul et même système fait de structures interdépendantes.

Arte a consacré une émission d’une cinquantaine de minutes  à ces fascias – à voir sur You Tube ici.  Les commentaires ne sont pas toujours aisés  à comprendre car le sujet est éminemment scientifique. Mais je vais tenter de le simplifier à l’extrême

Cela fait plus de trente ans que la fasciathérapie a fait son apparition en Occident parmi les médecines douces, grâce aux recherches et aux études conduites par des anatomistes et médecins pionniers (l’ouvrage de référence, « Anatomy Trains », a été écrit par l’un de ces pionniers : Thomas Myers –il n’existe à ma connaissance qu’en anglais).

Et nous savons aujourd’hui que ce tissu fascial, sensible à la pression manuelle, facilement endommagé par le stress et l’inaction physique, serait à l’origine de nombreuses pathologies, dont le mal de dos.

En l’occurrence,  les fascias fonctionnent en deux couches superposées qui assurent un glissement satisfaisant quand le dos est en mouvement. Mais cela se passe mal si les fascias ne sont plus en pleine forme et n’assurent plus convenablement le dit glissement.

Et pourquoi en est-il ainsi ?

Pour répondre à la question, il convient d’abord de préciser que le fascia est composé de fibroblastes,  cellules principales du tissu conjonctif, surdouées, et entourées de matrices. Ils produisent des fibres de collagène, qui vont former en quelque sorte les briques de la maison des fibroblastes.  Le collagène ainsi issu des fibroblastes est une protéine qui aide à guérir les blessures et à empêcher les douleurs dorsales.

Mais encore faut-il que le collagène ne soit pas émis en trop grande quantité, ce qui est malheureusement le cas s’il y a déficit d’activité physique et de mouvements d’étirement. Il y aura alors entrave dans le glissement des fascias, le collagène proliférant de manière chaotique, s’emmêlant, s’épuisant  et perdant sa fonctionnalité. D’où l’importance de bouger et bouger encore afin  de disposer de fibroblastes excellents, car alors  ils aident les tissus à se relâcher. Je renvoie à cet égard au livre « Exercices pour les fascias - Davantage de mobilité, de santé, de dynamisme », qui a pour auteurs  le Dr Siegbert Tempelhof, Daniel Weiss et Anna Cavalius. Celui-là  est écrit en français (Editions Médicis), et je viens d’ailleurs de me le commander.

Je ne sais pas si la manipulation sur une quarantaine de minutes de mes fascias par mon ostéopathe sera concluante. C’est trop tôt pour le dire huit jours après. Mais rien n’a changé pour l’instant. Je demeure soumis aux caprices de mon dos et de mes cuisses. Il est évident que si amélioration il doit y avoir, elle ne peut se produire que sur la durée. Et à condition que les fascias aient bien les vertus qu’on leur prête…A suivre…

Fait le 15 mars

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frederique | Réponse 10.04.2018 12.53

Je viens de vous lire et partage votre avis négatif sur les statines , moi aussi suis en train de tester le cholestegem. à voir dans quelques mois!courage à vou

thierry decrock 13.04.2018 12.31

Je ne suis donc pas tout seul dans les rangs des "antistatiniens" !

jean paul | Réponse 19.03.2018 02.22

Quel parcours du combattant ! De mon côté j'ai toutes les 2/3 semaine une séance de massage avec mon indonésien Bk Yacine ! Un succès sur la durée (3 ans)

Nelly | Réponse 15.03.2018 23.45

Bonsoir Thierry,
Peux-tu me donner ton adresse mail actuelle : l'ancienne que je connaissais ne fonctionne plus.

decrock 16.03.2018 08.36

Bonjour Nelly,

Elle figure sur la première rubrique de mon blog ("Entrée en matière" ).
Au plaisir de te lire.
Thierry

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Commentaires

16.06 | 12:58

Qu'ils sont beaux tous les deux, je ne connaissais pas cette photo.

...
09.06 | 08:22

"bonne fête, ma mère, un texte d'émotion, de tendresse et de beaucoup d'amour. De l'amour et encore de l'amour.Merci Thierry pour ce témoignage et pour ces mots

...
27.05 | 11:39

Que d'émotion en lisant ton message d'amour! nous ne l'oublions pas; elle me manque aussi...

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20.05 | 03:49

J'ai très apprécié ! Deux monuments qui sont partis et qui n'ont pas été remplacés.

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